Tendances

Ce qui monte dans le secteur cet automne

2 septembre 2026 3 min de lecture

Chaque saison, on regarde ce qui bouge dans le secteur : recherches, hashtags, profils qui décollent, prix pratiqués. Voici ce qui ressort de la rentrée. Ce ne sont pas des prédictions, ce sont des tendances qu’on voit déjà dans les chiffres.

Les niches précises gagnent, le « généraliste » recule

Les profils qui grandissent le plus vite depuis septembre ne sont pas les plus beaux ni les plus productifs. Ce sont ceux qui ont une identité très nette. Un univers, un style, un type de contenu reconnaissable en une seconde. Le public a l’embarras du choix, il choisit ce qui est clair.

Concrètement, les recherches liées à des scénarios précis (jeux de rôle au bureau, expérience petite amie, contenus « comme à la maison ») progressent nettement, alors que les termes génériques stagnent. Si tu hésites entre être large ou être précise, sois précise.

Le format vertical court s’installe aussi dans le payant

On le savait pour TikTok. On le voit maintenant sur les plateformes payantes : les vidéos verticales de 40 à 60 secondes se vendent mieux à l’unité que les longs formats. Les fans consomment sur téléphone, souvent vite, souvent le soir. Un contenu court, bien cadré, avec une accroche dans les trois premières secondes, part beaucoup mieux qu’une vidéo de dix minutes.

Ça ne veut pas dire abandonner le long. Ça veut dire découper : une séance de tournage donne une vidéo longue pour l’abonnement, et cinq ou six extraits courts à vendre ou à utiliser pour faire venir.

Le vocal et le message personnalisé pèsent de plus en plus

Les contenus qui montent le plus en revenu par fan sont ceux qui donnent une impression de lien direct : messages vocaux, vidéos courtes qui citent le prénom, réponses personnalisées. Le public paie pour se sentir vu. Les créatrices qui bloquent trente minutes par jour pour ça voient leur revenu par fan grimper plus vite que celles qui publient davantage.

MYM et RedPeach attirent de nouveaux profils francophones

Le nombre de nouvelles créatrices francophones sur MYM continue de croître, et RedPeach, plus récent, commence à peser sur la francophonie européenne. Les fans y sont encore moins sollicités que sur OnlyFans, donc plus réactifs. Pour une créatrice qui débute avec une audience française ou suisse, ce sont deux options à regarder sérieusement.

Les prix d’abonnement baissent légèrement, les contenus à l’unité montent

L’abonnement moyen sur les profils francophones que nous observons a un peu reculé cet automne. En parallèle, le prix moyen des contenus vendus à l’unité progresse. Le modèle qui s’installe : une porte d’entrée peu chère, et une vraie valeur à l’intérieur, vendue à la pièce. Ça demande plus de gestion, mais ça rapporte plus par fan.

Ce qu’on en retient : ne baisse pas ton prix d’abonnement par réflexe. Regarde plutôt ce que tu proposes une fois que le fan est dedans. C’est là que se joue la différence.

YouTube et les podcasts comme porte d’entrée

De plus en plus de créatrices parlent de leur métier sur YouTube ou en podcast, sans rien montrer d’explicite. Ces contenus ramènent une audience plus âgée, plus fidèle, et prête à payer. C’est lent, mais ça construit quelque chose que TikTok ne construit pas : une relation.

Et la suite ?

On mettra ces observations à jour cet hiver. D’ici là, si tu ne dois retenir qu’une chose : la clarté bat la quantité. Une niche nette, un format court bien fait, un lien direct avec tes fans. Le reste, ce sont des détails.

Tes chiffres méritent mieux qu’un tableur.

Rejoins les créatrices et créateurs qui prennent leurs décisions avec de vraies données. Ton tarif d’aujourd’hui reste le tien.